L’OMVS présente à la presse le Grand Prix Mondial Hassan II de l’eau et sollicite son accompagnement pour la valorisation de ce prix

L’OMVS présente à la presse le Grand Prix Mondial Hassan II de l’eau et sollicite son accompagnement pour la valorisation de ce prix
Le Haut-Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) s’est félicité, mardi 10 mai 2022 du fait que l’offre d’énergie a permis de réduire considérablement la production thermique jugée très coûteuse. Hamed Diané SEMEGA a, en outre, insisté sur l’urgence de protéger le massif du Fouta Djallon pour sauvegarder et préserver les ressources en eau du fleuve Sénégal. Co-animant avec l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Hassan Naciri, une conférence de presse sur le Prix du Roi Hassan II de l’eau, décerné à l’OMVS lors du 9ème Forum mondial de l’eau tenu à Dakar du 21 au 26 mars 2022, il a laissé entendre que le défi majeur et qui est une urgence environnementale de première priorité, c’est de faire en sorte que ce massif « soit protégé ». En dépit des efforts déployés à travers le programme de gestion intégrée des ressources en eau (PGIRE), la restauration du couvert végétal du massif du Fouta Djallon reste le principal combat à gagner. A ce propos, M. a rappelé que « nous avons le projet du massif du Fouta Djallon, situé au cœur de Labé (Guinée). Je pense qu’avec l’OMVG [Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie] qui a le même intérêt que nous, le fleuve Niger, qui y prend sa source, le fleuve Gambie, tous les grands cours d’eau de l’ouest africain, viennent de ce milieu fortement en danger ». Il a indiqué que les actions anthropiques et brutales sur les ressources en eau de la Falémé condamnent ce fleuve à une mort certaine, si rien n’est fait. « Aujourd’hui, l’orpaillage anarchique, mécanisé a complètement défiguré le fleuve qui, par endroits, ne coule plus à cause de la très forte sédimentation mais aussi des déchets miniers de toutes sortes. Il y a une urgence à sauver ce fleuve », a alerté Hamed Diané SEMEGA. Se prononçant sur la production de l’électricité, le Haut-Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a fait valoir qu’en Afrique de l’Ouest, les pays font face à d’importants défis agricoles et énergétiques. Pour venir en aide à ses Etats membres, à savoir la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, l’OMVS a construit quatre barrages hydroélectriques (Diama, Manantali, Félou et Gouina). « Avec les aménagements hydroélectriques, la puissance installée est de 400 Mégawatts (MW) dont 200 MW en provenance de Manantali, 60 MW de Félou et 140 MW de Gouina », a expliqué Hamed Diané Séméga. Cette dernière a été créée le 11 mars 1972 à Nouakchott (Mauritanie) pour gérer le bassin versant du fleuve Sénégal qui s’étend sur une surface de 289 000 km2. De l’avis de M. Séméga, ces barrages et lignes de transport de l’énergie électrique ont contribué à l’amélioration de la qualité et de la continuité de la fourniture d’électricité dans l’espace OMVS. « Ils ont permis d’assurer la couverture de 40 à 50% des besoins en électricité du Mali, 20 à 30% pour ceux de la Mauritanie et 10 à 12% des besoins en électricité du Sénégal », a poursuivi Hamed Diané Séméga soulignant que ces infrastructures ont aussi permis aux pays membres d’économiser en 14 ans un milliard de dollars par ans qui aurait dû être dépensé dans la production thermique d’électricité. Revenant sur le Grand Prix Hassan II de l’Eau qu’il considère comme le « Nobel de l’eau », il a soutenu que l’OMVS le mérite car elle s’est positionnée comme « un facteur de paix stabilité, de développement, de construction de la paix » et comme « un modèle qui fonctionne et qui donne tort aux afro-pessimistes ». Pour Hassan Naciri, ambassadeur du Maroc au Sénégal, la distinction de l’OMVS est l’aboutissement « d’un travail très rigoureux mené avec des recherches, des évaluations et des déplacements ». « L’OMVS n’a pas été distinguée fortuitement. Elle participe à tous les efforts de développement humains dans les Etats membres. C’est une belle aventure qui renforce les liens déjà existants entre les peuples grâce à la gestion paisible de l’eau du fleuve Sénégal », a dit le diplomate marocain. Avec VivAfrik
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