Projet de réforme institutionnelle: l’Omvs en conclave -

Comment construire l’Omvs de demain ? Le Haut-Commissariat abrite ce jour un atelier consacré à la restitution du rapport sanctionnant 2 études prioritaires sur la réforme institutionnelle et le financement du système OMVS. Il réunit autour du Haut-Commissaire Hamed Diane SEMEGA des représentants des sociétés de gestion de l’ Omvs, des Etats membres, les cadres du Haut-commissariat, ainsi que les consultants commis à ces études. Cet atelier intervient après un long processus de concertation interne, et soumet à l’examen et à la validation des participants la dernière version du rapport fourni pas les consultants.

Se conformant aux instructions issues de la XVième Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS, le Haut-Commissariat a entrepris ces études afin de « préparer l’OMVS de demain », selon les mots du Haut-Commissaire. En effet, dira-t-il, l’Organisation est à la croisée des chemins ; il lui faut donc prendre dès à présent les dispositions qui lui permettront de s’adapter au contexte actuel afin de ne pas rater le rendez-vous de la modernité et du progrès.
Ce contexte se caractérise en particulier par une démographie galopante, la pression sur la ressource qui doit satisfaire plusieurs usages alors même qu’elle subit les impacts du changement climatique, toutes choses qui résultent en une vulnérabilité accrue du bassin.

Par ailleurs, il faudra d’ores et déjà se préparer aux évolutions futures dans le bassin et la sous- région, qu’il s’agisse par exemple de l’avènement du marché sous-régional de l’énergie en gestation dans le cadre du WAPP, ou de la nouvelle carte économique que dessinera la navigation prochaine sur le fleuve Sénégal.

Pour faire sens, cet exercice d’analyse prospective doit prendre en compte également la situation financière des Etats membres de l’OMVS, qui ne pourront soutenir le niveau d’endettement requis pour faire face aux investissements colossaux envisagés dans le cadre du programme d’infrastructure de l’Organisation.

C’est pourquoi le rapport restitué porte en réalité sur une seule étude « à deux pieds », a expliqué le Haut-commissaire. D’une part il fallait réfléchir à un cadre juridique et institutionnel apte à impulser le développement durable du bassin sans rien enlever à la souveraineté des Etats et au principe de solidarité entre les membres de l’Organisation, et d’autre part s’assurer de la pérennisation des financements tant pour la poursuite du développement que pour favoriser les meilleures conditions de gestion, d’exploitation des infrastructures et de coordination technique et humaine dans le système. Ainsi seulement l’OMVS sera prête pour le futur.

Les résultats de cette étude seront soumis à l’approbation du Conseil des ministres de l’Omvs.