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SIMULSEN
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But du logiciel
SIMULSEN
est un logiciel destiné à évaluer les effets des différentes
règles de gestion du barrage de Manantali et le degré de satisfaction
des demandes suivantes :
-Production
d’hydoélectricité ;
-Débit
transitant au niveau de Bakel sur le Sénégal, correspondant
à la somme des besoins en irrigation, consommation des villes
et autres besoins éventuels ;
-Débit
transitant au niveau de Bakel, permettant à la fois la navigation
et l’inondation annuelle nécessaire aux cultures de décrue
dans la vallée du fleuve Sénégal ;
-Laminage
des crues au niveau de la sortie de la retenue de Manantali ;
-Laminage
des crues au niveau de Bakel.
Ce
logiciel permet de simuler numériquement la gestion de la
retenue selon différentes règles laissées au choix de l’utilisateur,
et de calculer ce qui résulte de cette gestion en matière
de propagation de débit (jusqu’au niveau de Bakel), l’évolution
du niveau de la retenue et de production d’électricité. Les
simulations sont faites au pas de temps journalier, sur une
période de débits journaliers de la banque de données homogénéisées
du Haut bassin du fleuve Sénégal (de
1950
à 1999) et permettent donc de reproduire les résultats qui
auraient été obtenus si le barrage de Manantali avait existé
sur la période examinée, selon les modes de gestion retenus.
Fonction
du logiciel.
a)
Gestion des paramètres
Simulsen
permet à l’utilisateur de gérer la totalité des paramètres
intervenant dans les calculs de simulation, à savoir :
-Les
caractéristiques du lac de la retenue, des organes du barrage
et de l’usine hydroélectrique ;
-La
demande de la production hydroélectrique (puissance à produire,
seuil de turbinage) ;
-La
gestion des paramètres des différentes stations utilisées
pour la simulation. Ces stations, ainsi que la façon dont
elles doivent être utilisées dans les calculs (selon la configuration
du réseau de limnigraphes télétransmetteurs), sont laissées
au choix de l’utilisateur ;
-Les
paramètres décrivant les différents besoins en débits exprimés
au niveau de Bakel (irrigation, soutien de crue ou d’étiage,
navigation, alimentation
en eau des centres urbains) ;
-Les
hydrogrammes limites à respecter dans la retenue, permettant
de limiter les risques de défaillance pour la fourniture de
débits au niveau de Bakel (niveau limite inférieur), ou pour
le laminage des crues (niveau limite supérieur). Ces types
d’hydrogrammes peuvent être obtenus par une procédure particulière
de simulation comme indiqué ci-dessous.
b)
Calcul de simulation
Avant
le lancement du calcul, l’utilisateur choisit dans une liste
un certain nombre de règles de gestion, dont chacune doit
être assortie d’un rang de priorité.
A
chaque pas de temps de la simulation, les différentes règles
retenues sont alors prises en compte par ordre de priorité
décroissante, pour déterminer le débit journalier total à
lâcher du barrage de Manantali (vidange + déversé + turbiné) ;
l’application successive de ces règles se traduit par le resserrement
d’une fourchette de valeurs limites pour ce débit total, jusqu’à
ce que toutes les règles aient été prises en compte, ou que
l’une d’entre elles s’avère incompatible avec la fourchette
obtenue à partir des règles de priorité supérieure.
Une
fois déterminé le débit journalier lâché par le barrage, la
simulation détermine l’évolution du niveau de la retenue et
la production d’hydroélectricité qui en résultent, ainsi que
la propagation des débits en aval, avant de passer au pas
de temps suivant.
Les différentes
règles de gestion proposées à l’utilisateur sont les suivantes :
1.
Respect des limites physiques imposées par le barrage
sur les lâchers
Cette contrainte
prend en compte les caractéristiques des différents organes
d’évacuation du barrage pour déterminer les valeurs minimales
ou maximales de débit qu’il est
physiquement possible d’évacuer ;
2.
Respect du niveau maximal admissible pour la sécurité
du barrage
3.
Respect d’une limite inférieure du niveau de la retenue
Cette contrainte
prend en compte le respect d’un hydrogramme limite inférieure
dans la retenue, correspondant à une réserve compatible avec
la satisfaction d’une demande de débit exprimée au niveau
de Bakel, avec un certain niveau de risque ;
4.
Respect d’une limite supérieure du niveau de la retenue
Cette contrainte
prend en compte le respect d’un hydrogramme limite supérieure
dans la retenue, garantissant, avec un certain niveau de risque,
la possibilité de laminer les crues au niveau de Bakel ou
à la sortie de la retenue de Manantali ;
5.
Laminage des crues au niveau de Bakel (en débits moyens
journaliers) ;
6. Laminage des
crues au niveau de la sortie du barrage (en débits moyens
journaliers) ;
7.
Demande de production d’Hydroélectricité
Pour cette contrainte,
l’utilisateur doit définir la puissance à produire ainsi qu’un
seuil de turbinage, niveau limite dans la retenue en dessous
duquel on estime que la production d’hydroélectricité n’est
pas rentable.
8. Satisfaction
des différents types de besoins en eau, exprimés à Bakel
La prise en compte
de ce type de contrainte se traduit par un calcul du débit
total à lâcher au niveau de Manantali, pour que le débit qui
en résulte un certain temps après au niveau de Bakel, coïncide
avec l’hydrogramme des besoins exprimés.
c) Exploitation
des résultats
Les résultats d’un
calcul de simulation consistent en fichiers de pas de temps
journaliers s’étendant sur la période simulée, comportant
les valeurs des débits aux stations situées en aval du barrage,
les cotes dans la retenue et les productions d’hydroélectricité.
Les valeurs contenues dans ces fichiers peuvent être examinées
soit en tant que chroniques, soit en termes statistiques décrivant
leurs fonctions de répartition.
Ces
examens peuvent être faits par édition de tableaux de chiffres
ou par tracés graphiques. Il est possible également de déterminer
les fonctions de répartition des moyennes annuelles pour les
différents
paramètres reconstitués, et de caractériser les taux d’échec
obtenus au niveau de la satisfaction des besoins exprimés
au niveau de Bakel.
Un module spécial
permet d’élaborer la chronique des niveaux limites minimaux
ou maximaux dans la retenue, compatible avec la réalisation
de la chronique de débits totaux lâchés par la retenue, obtenue
par le calcul de simulation. Cette chronique de niveaux limites
peut, elle aussi être examinée en termes de fonction de répartition,
et ainsi générer des règles de gestion utilisables par les
calculs de simulation, consistant en des hydrogrammes de niveaux
limites à respecter dans
la retenue.
Limites
du logiciel
L’évaluation des
règles de gestion, satisfaction des besoins en eau et de la
production de l’hydroélectricité, est faite en termes quantitatifs.
C’est la traduction en termes économiques de ces résultats
quantitatifs, qui permettrait de choisir les règles optimales
à retenir pour gérer le barrage.
C'est à cet effet,
que l'étude Coûts / Bénéfices et Appui à la préparation de
la Charte des Eaux du « Programme d’Optimisation de la
Gestion des Réservoirs (POGR) de l’OMVS » du PASIE,
utilisera le logiciel Simulsen comme modèle hydrologique.
Les résultats des différentes simulations de gestion des réservoirs
constitueront ainsi les paramètres d’entrée du modèle économique
développé dans le cadre de cette étude. Les impacts économiques,
sociaux et environnementaux des différents scénarios de gestion
testés seront donc évalués.
La version actuelle
du logiciel ne permet pas de gérer des scénarios de demande
de puissance électrique variable dans l’année. La gestion
de ces scénarios est nécessaire pour préciser la consigne
de production d’électricité.
De même, tous les
paramètres des simulations sont fixés pour toute la période
testée. On ne peut donc pas par exemple simuler une demande
en eau d'irrigation croissante sur dix ans.
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