Victorine Diagne : 33 ans de fidélité à l’Omvs

Pas besoin de frapper à la porte pour la voir, son bureau est toujours ouvert. Des va et vient incessants au secrétariat de la direction générale. Presque tout le temps, elle est au travail. Preuve de son accessibilité. Entre son ordinateur, les rendez-vous à caler et les dossiers à gérer, Victorine Diagne est toujours au taquet. Le joli sourire accueille tous ceux qui passent par le secrétariat de l’Omvs. Son histoire est intiment liée à cette organisation. Depuis 33 ans, elle sert loyalement et fidèlement cette structure. Tout a commencé avec le Projet des eaux souterraines en1985 à St Louis. Celle que ses collègues appellent affectueusement Mme Fall se remarque par son joli teint noir. Elle se rappelle ses débuts comme si c’était hier. « J’ai fait 5 ans au projet de 1985 à 1990, le projet n’était pas fini car il y avait des problèmes entre les Sénégalais, les Mauritaniens et les Maliens. Il a été financé par l’Usaid. J’ai été recrutée en en qualité de secrétaire mais je ne faisais pas seulement un travail de secrétariat». Plus de trente ans plus tard, son gout du travail n’a pris aucune ride. Toujours le même enthousiasme.

Au début, il y avait « aucun temps de répit » se souvient-elle encore. De la sténographie à l’informatique, elle a tout connu. Une époque qui l’a bien plu. « Les débuts, je travaillais tout le temps »

Durant son parcours, beaucoup de haut-commissaires se sont succédé qui ont « très bien travaillé pendant leur passage » selon elle. Mais Mohamed Salem Merzoug reste celui qui l’a le plus marqué : « par son dynamisme, par son sens de vouloir faire avancer les agents et sa façon de faire travailler tout le monde ». Avec le temps, beaucoup de choses ont changé dans le fonctionnement. Pour elle : « L’Omvs a beaucoup évolué. Au début, il y avait pas beaucoup de consultants, ce sont les experts qui faisaient tout le travail »

Tout n’a pas été toutefois rose. Un souvenir sombre, elle a vécu. C’est un moment qu’elle n’arrive pas à oublier à l’été 1998. Elle a été restructurée. « Je suis resté 3 ans sans travailler avant qu’ils viennent me chercher ». Un épisode qui se conjugue au passé désormais. Mais forte de sa longue et riche carrière, elle remarque quelques manquements à corriger pour le rayonnement de l’organisation : « J’aurai voulu qu’ils changent leur façon de faire au niveau des Etats. Quand il y a un poste vacant, chaque Etat envoie deux experts, et à partir de ces 8 experts, on en choisit un. Ce que j’ai remarqué, on nous envoie parfois des gens qui sont à deux ans de la retraites ou carrément des gens qui ne sont pas du domaine ». Elle recommande de ne pas y mettre la politique. Car selon elle : « Ce n’est pas bon pour la boite ; Il faut prendre que des gens compétents ».

Sa retraite se profile. Ce sera au mois de janvier 2019. Moment choisi par l’une des doyennes pour éprouver un manque dans sa vie professionnelle. « J’ai regretté de ne pas retourner à l’école. Je suis restée secrétaire. Je n’ai pas avancé et ça je le regrette sincèrement »

Dans un monde où tout est dynamique, Mme Fall exhorte les jeunes salariés au travail et à la quête permanente du savoir. Elle quitte sa famille adoptive qu'est l'Omvs avec le sentiment d'avoir accompli sa mission. 

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