Une très bonne hydraulicité du Fleuve Sénégal en 2018

 L’OMVS organisme de bassin, a comme objectif stratégique, la mobilisation et la gestion des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal afin de promouvoir le développement économique et social des populations des pays membres. Cette mission dépend donc de la disponibilité quantitative et qualitative de la ressource. Pour cette année, le barrage de Manantali a atteint sa cote maximale de gestion avec 208,05 m IGN malgré la faible hydraulicité enregistrée l’année passée. Il faut signaler que l'hydraucité est le rapport de son débit annuel comparé à sa moyenne. Ce qui représente un volume d’eau suffisant qui pourra être utilisé jusqu'à la prochaine saison des pluies. C’est ce qu’affirme Kandas CONDE Chef de Division Gestion des Ressources en Eaux et Prévention des Risques. Une « bonne hydraulicité»   qui dépasse de loin ceux des années précédentes notamment  2017 et 2016 et la moyenne des 67 dernières années(1950-2017) au niveau des principales stations du bassin (Bafing Makana sur le Bafing, Oualia sur le Bakoye et Gourbassi sur la Falémé). Mais cela n’a pas manqué de causer des désagréments sur les affluents non contrôlés notamment sur la Falémé.  Le Chef de Division Gestion des Ressources en Eau Prévention des Risques ajoute que c’est « à cause de la bonne hydraulicité qu’il y a eu inondation au niveau de Kidira et les cotes d’alertes ont été atteintes aux stations hydrométriques de Kidira, Bakel, Matam et Podor». Pour mieux expliquer cette situation, il s’agit du fait que le bassin du fleuve Sénégal n’est contrôlé qu’à 50%. «  Il  y a même eu des dégâts parce que nous ne contrôlons que l’affluent principal qui est le Bafing. La Falémé et le Bakoye ne sont pas contrôlés », affirme Kandas CONDE. Un état de fait qui est bien pris en charge d’où certains projets de l’OMVS qui auront pour objectif de palier à ce problème qui sera certainement un vieux souvenir bientôt. Ce qui constitue une solution dans la bonne gestion du fleuve Sénégal si l’on en croit Chef de Division Gestion des Ressources en Eaux et Prévention des Risques qui demande vivement : «  la construction du barrage de Gourbassi pour éviter des dégâts pendant des années de bonnes hydraulicité ». Pour l’instant, le contrôle est bien assuré par les barrages de Manantali et de Diama. A ce niveau,  l’OMVS a la possibilité de contrôler, de retenir l’eau et lâcher en fonction des besoins.

Il est important de retenir et contrôler l’eau pour permettre aux populations riveraines de pratiquer en toutes saisons l’agriculture, assurer l’approvisionnement en Potable (AEP), la navigation et l’équilibre de l’écosystème. Cela permettra aussi une bonne fourniture en électricité.

Pour les perspectives de gestion des eaux de l’année prochaine, la Commission Permanente des Eaux (CPE) va se réunir à la fin du mois de Décembre pour fixer la répartition de l’eau entre les usages pour 2019. C’est un organe Consultatif du Conseil des Ministres, composée de Représentants des Etats membres de l’Organisation. Elle  est chargée de définir les principes et modalités de la répartition des eaux du fleuve Sénégal entre les États et entre les secteurs d’utilisation, notamment l’Agriculture, l’industrie, l’Alimentation en eau potable et les transports

 

 

 

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