Mouhamed Maouloud Mahjoub, directeur des infrastructures régionales

«2018, c’est le bilan le plus important en matière de développement des infrastructures»

C’est la fin de l’année. Les projets structurants de l’Omvs ont connu des avancées notoires. Le Directeur des infrastructures régionales du Haut Commissariat de l’OMVS dresse le bilan pour nous. Entretien.

L’année 2018 tire à sa fin, c’est l’heure du bilan. Alors qu’en est-il des projets structurants pour cette année ?

Quand j’ai pris service, suivant en cela les orientations des chefs d’Etat et de gouvernement, le projet de complexe hydroélectrique de Koukoutamba était en cours d’évaluation. Finalement en 2018, on a terminé l’évaluation technique et financière. Le marché a été attribué à une entreprise chinoise (Sinohydro) qui va nous apporter le financement en mode EPCF (Engeniering Procurement Construction) avec apport de financement. C'est-à-dire que c’est l’entreprise elle-même qui accompagne  les démarches du Haut-commissariat auprès des bailleurs de fonds pour trouver le financement de l’ouvrage. En ce moment, on est dans des phases de négociations pour la signature du contrat commercial et la mise en place du financement.

Parlons maintenant de la navigation ?

C’est un projet structurant parmi les projets phares de l’organisation. Il ya trois ans, un mémorandum d’entente a été signé avec une société indienne qui s’appelle Afcons, spécialisée dans l’aménagement des infrastructures portuaires, et qui s’est engagée à apporter à travers Eximbank Inde le financement de l’ouvrage en collaboration étroite avec le Haut-commissariat et la Société d’exploitation de la navigation (SOGENAV), basée à Nouakchott. On a reçu une offre technique et financière de l’entreprise indienne jugée satisfaisante sous réserve de quelques observations minimes. On est au stade des négociations du contrat commercial. Avant la fin de l’année, le contrat commercial devrait être signé.

Y a-t-il des difficultés notés dans la mise en œuvre de ces projets structurants ?      

Il y a certaines composantes qu’on n’a pas encore réglé, notamment la maitrise d’œuvre, l’assistance technique et le programme de gestion environnemental et social (PGES). Cela demande des fonds supplémentaires qui  ne sont pas encore en place. Ce qui peut empêcher le démarrage du projet. C’est valable pour Koukoutamba et le projet de navigation.

Il y a l’ouvrage à but multiple de Gourbassi qui est extrêmement important pour l’organisation. C’est un ouvrage régulateur, qui permettra de porter la maitrise du fleuve à 90%, et de regler ainsi les manquements par rapport à la maitrise et à la régulation du cours d’eau. Vu l’importance de l’ouvrage, le conseil des ministres de l’Omvs a décidé de diligenter le développement des études et la mise en œuvre du projet en EPCF. le Haut-commissariat a lancé une demande de propositions aux entreprises compétentes pour la construction de l’ouvrage. Aujourd’hui on est en phase d’évaluation pour attribuer le marché et passer à la négociation et à la signature du contrat

Comment vous jugez le bilan de cette année ?

Très intéressant. Parmi toutes les équipes qui sont passées, 2018, c’est le bilan le plus important en matière de développement des infrastructures. Parce que sur une année, on s’apprête à signer le contrat de Koukoutamba, le contrat commercial du projet navigation phase 1, et le contrat pour la réalisation des études complémentaires et la construction de l’aménagement hydroélectrique de Gourbassi. C’est à peu près 35% des ouvrages structurants de l’Omvs.

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