Le PGIRE

OMVS : Cours en ligne sur la prise en charge des changements climatiques dans la gestion des ressources en eau et des zones humides dans les bassins fluviaux transfrontaliers

OMVS : Cours en ligne sur la prise en charge des changements climatiques dans la gestion des ressources en eau et des zones humides dans les bassins fluviaux transfrontaliers

Prise en charge des changements climatiques dans la gestion des ressources en eau et des zones humides dans les bassins fluviaux transfrontaliers : Cas du bassin du Fleuve Sénégal

Contexte :

La formation certifiante sur la prise en charge des changements climatiques dans les politiques et les stratégies nationales et régionales de gestion des ressources en eau et des zones humides est mise en oeuvre dans le cadre du « Programme de gestion intégrée des ressources en eau et du développement des usages multiples dans le bassin du fleuve Sénégal » de l’OMVS, financé par le GEF à travers la Banque Mondiale.

Les changements climatiques affectent tous les pays sur tous les continents. Ces changements perturbent les écosystèmes et ont des conséquences vies sociales et économiques sur la vie des personnes, des communautés et des pays aujourd’hui et encore plus demain. Les émissions de gaz à effet de serre due à l’action de l’homme sont maintenant à leur plus haut niveau de l’histoire et changent les conditions météorologiques qui se manifestent par : l’élévation du niveau de la mer, l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des phénomènes météorologiques extrêmes etc. Sans action, la température moyenne à la surface de la Terre devrait dépasser les 3 degrés centigrades vers la fin de ce siècle. Les populations les plus pauvres et les plus vulnérables sont les plus touchées par les impacts.

Des solutions abordables et évolutives sont désormais disponibles pour permettre aux pays de passer à des économies plus propres et plus résilientes. Cependant, le rythme des changements s’accélère même si une prise de conscience populaire est en marche et que des mesures de réduction des émissions et d’intensification des efforts d’atténuation sont en cours. Les changements climatiques demeurent alors un défi mondial, particulièrement pour les bassins fluviaux transfrontaliers où les besoins en eau augmentent fortement au moment où la disponibilité des ressources en eau, tributaire du climat, est très incertaine.

C'est dans ce contexte particulier que l'Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), pour booster la mise en oeuvre de solutions concertées et coordonnées au niveau régional en vue de l’adaptation mais également appuyer les pays à évoluer vers une économie à faibles émissions de carbone, a lancé une vaste campagne de renforcement des capacités en matière de changements climatiques. Ce cours en ligne est la continuité d’un processus qui a débuté en janvier 2018 avec la formation de professionnels et des gestionnaires des ressources en eau et des usages à l’échelle du bassin du fleuve Sénégal et des quatre Etats membres en l’occurrence la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Cette initiative permet également de contribuer à l’atteinte des objectifs 13.3 des Objectifs de Développement Durable (ODD) s'agissant de « prendre d'urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions », c'est-à-dire « améliorer l'éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l'adaptation aux changements climatiques, l'atténuant de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d'alerte rapide ». Prise en charge des changements climatiques dans la gestion des ressources en eau et des zones humides dans les bassins fluviaux transfrontaliers : Cas du bassin du Fleuve Sénégal. 

Pour suivre le cours en ligne un clic sur le lien  

Objectifs de la formation :

Ce cours gratuit en ligne, dont les modules ont été élaborés par DHI (Danemark), TROPIS (Sénégal) et l’Université de Saint Louis (Sénégal) puis révisés par UN : CC Learn dans le cadre de son programme d’affiliation, a pour but de former une masse critique d’acteurs sur la prise en charge efficace et innovante des impacts des changements climatiques dans leurs domaines, la gestion de l’environnement, des ressources en eau, et dans la planification nationale et régionale.

Il va s’agir de manière plus spécifique de :

• Se familiariser avec les théories et les fondamentaux des changements climatiques,

• Appréhender les scenarios et projections climatiques ainsi que leurs incertitudes,

• Connaitre les principaux impacts du changement climatique dans les bassins fluviaux transfrontaliers : cas du bassin du fleuve Sénégal,

• Connaitre des outils pour le suivi et la projection des impacts des changements climatiques,

• Lister des mesures d’adaptation pertinentes dans les bassins fluviaux transfrontaliers : cas du bassin du fleuve Sénégal,

• Avoir les connaissances pour intégrer des changements climatiques dans un plan de bassin et plan national,

• Connaitre les processus de préparation de projets et l’accès aux sources de financement vert.

A l’issue de la formation, les participants seront capables d’expliquer les phénomènes liés aux changements climatiques et ses implications au niveau des bassins fluviaux transfrontaliers (exemple du bassin du fleuve Sénégal) ; d’intégrer la question ‘climat’ dans le processus des projets et d’envisager les implications des changements climatiques dans les scénarios de gestion des bassins fluviaux transfrontaliers.

Groupes cibles :

La formation offre des informations pour une compréhension globale des changements climatiques avec les spécificités de la gestion des ressources en eau et des zones humides dans le bassin du fleuve Sénégal. Cette formation devrait particulièrement intéresser le public suivant :

• Les fonctionnaires des ministères publics, des départements provinciaux et des autorités locales impliqués dans la gestion des bassins fluviaux transfrontaliers ;

• Les responsables environnementaux du secteur privé et des organisations de la société civile ;

• Les chercheurs et les étudiants des universités ;

• Le public de manière plus large.

Structure de la formation :

La formation, pour environ un total de 8h de cours, se compose de 4 modules, chacun divisé en 2 leçons

Module 1 - Concept de changements climatiques : définitions, scénarios, impacts et mesures d’adaptation

• Définitions des concepts et fondements scientifiques des changements climatiques

• Les scenarios et projections climatiques et leurs incertitudes (incl. Conventions)

Module 2 - Impacts actuels et potentiels sur des ressources en eau et de l’environnement

• Impacts (actuels et futurs) des changements climatiques sur les ressources en eau et l’environnement dans le bassin du fleuve Sénégal

• Introduction aux outils pour suivi et la projection des impacts du changement climatique

Module 3 - Mesures d’adaptation

• Introductions aux mesures d'adaptation (inclus mesures dites sans regret)

• Intégration des changements climatiques dans le plan de bassin et dans les plans nationaux (par secteurs)

Module 4 - Processus de préparation de projets et l’accès aux sources de financement vert

• Définition des concepts et défis relatifs

• Les sources potentielles du financement climatique et la préparation des documents de projet

Méthodologie, certificat et évaluation :

Le cours est à suivre à votre propre rythme mais sera ouvert initialement pour une durée de 6 semaines. Il est divisé en quatre modules chacun divisé en 2 leçons, soit un total de 8 leçons. Les leçons sont conçues afin d’atteindre des objectifs d’apprentissage précis. Il est indispensable de compléter les modules dans l’ordre de présentation car certaines notions introduites dans les premiers modules sont utiles dans les modules suivants.

Les leçons interactives sont fournies dans le but d'atteindre les 4 à 5 objectifs d'apprentissage spécifiques de la théorie, des définitions, des études de cas, des vidéos, des liens externes et des exercices. Chaque leçon peut être complétée en 1 heure.

Pour recevoir un certificat de complétude, les 8 leçons doivent être complétés et les questionnaires associés passés avec succès. Une fois que les six questionnaires pour les modules de base sont passés avec au moins 70% de réussite à chacun, l'apprenant peut télécharger un certificat de complétude à partir de la page d'accueil du cours.

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Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PGIRE)

L’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) a pour mandat de sécuriser les économies des États riverains du fleuve Sénégal et d’atténuer la vulnérabilité des conditions de vie des populations par la mise en valeur des ressources hydriques et énergétiques. A cet effet, elle a conçu un important projet intitulé « Projet de Gestion Intégré des Ressources en Eau et de Développement des Usages multiples du Bassin du Fleuve Sénégal (PGIRE)».

Le PGIRE est un programme de développement multisectoriel formulé pour renforcer l’intégration régionale des 4 pays riverains et améliorer les conditions de vie des populations. La première phase (PGIRE I) du programme s’est déroulée de 2007 à 2013 et la seconde phase (PGIRE II) concerne la période 2014 - 2021 avec un Don du Royaume des Pays-Bas (Trust Fund III) comme partie intégrante du projet.

 

QUELQUES RESULTATS DU PGIRE I 

La mise en œuvre de la première phase du PGIRE a abouti à des réalisations prépondérantes dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la lutte contre les maladies hydriques dans les zones d’intervention du projet. Parmi ces réalisations, on peut citer :

Développement de la petite hydraulique et des activités connexes

  • La protection de 2015 ml de berges avec des ouvrages sociaux (10 abreuvoirs, 12 passerelles et 12 lavoirs) dans les préfectures de Mamou et de Labé en Guinée ;

 

  • L’aménagement de 227 ha de bas-fonds et la réalisation de 557 forages dans les zones de Mamou et Labé en Guinée

 

  • La réhabilitation de 500 ha de Périmètres Irrigués Villageois (PIV) dans les Cercles de Kayes et de Bafoulabé au Mali

 

  • L’aménagement de 1500 ha de Bas-fond et de 50 ha de Petits Périmètres Maraichers (PPM) dans les cercles de Kayes et de Bafoulabé au Mali ;;

 

  • La construction des ouvrages de Niakhakh, Babroun et Chechiya et le curage du marigot de Laoueja au Trarza en Mauritanie ;

 

  • La réhabilitation du Périmètre Pilote du Gorgol (700 ha), du périmètre irrigué de Bellara (250 ha) et des PIV du Trarza (220 ha) en Mauritanie ;

  • La réalisation du canal de Krankaye, l’endiguement et le curage du Gorom aval dans le département de Dagana au Sénégal ;

 

  • La réhabilitation de 700 ha de Périmètres irrigués de Hamady Ounaré et Orkadiéré dans le département de Matam au Sénégal.

 

 

Amélioration de la pêche traditionnelle

  • La formation de 1200 acteurs de la pêche dans la zone d’intervention du projet (Mali, Mauritanie, Sénégal) ;
 
  • L’acquisition de matériels de pêche (pirogues, filets, caisses isothermes, flotteurs, etc.) ; 
 
  • La réalisation d’infrastructures de pêche (berges sommaires, aires de transformation de poissons et ouvrage de régulation des eaux de crue) à Matam au Sénégal ;
 
  • L’aménagement d’un débarcadère et la construction d’un centre artisanal de développement de la pêche au Trarza en Mauritanie ;
 
  • La construction de 3 marchés à poisson et d’un débarcadère dans les cercles de Kayes et Bafoulabé au Mali.

 

 

 

Lutte contre les maladies hydriques

 

  • La distribution de plus de 3 000 000 Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Application (MILDA) permettant la couverture de 85% des ménages de la zone d’intervention en Mauritanie, 90% au Sénégal, 96% au Mali, 95% en Guinée ;
 
  • Le traitement de masse de 80 % d’enfants d’âge scolaire et de 70 % d’adultes à risque contre la bilharziose et les géo helminthiases (plus de 7 100 000 de comprimés de Praziquantel (PZQ) et 2 100 000 d’Albendazole (ALB) acquis par le Projet)

 

PROGRAMME DE GESTION INTEGREE DES RESSOURCES EN EAU, PHASE 2 (PGIRE II)

Le Programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et de Développement des Usages Multiples du bassin du fleuve Sénégal (PGIRE II) de par sa conception et son approche est multisectoriel, multi acteurs et à vocation régionale. La seconde phase du PGIRE se déroulera de juillet 2014 à juin 2021 avec le TF3 comme partie intégrante du projet.

Le coût total du projet PGIRE II est de 240,500 millions de $US dont un montant de 212,5 millions de $US accordé par l'IDA, 16 millions de $US par le FEM et un financement de contrepartie de 12 millions de $US mis en place par les Etats Membres de l’OMVS. A ce financement, s’ajoute le montant du Trust Fund III qui est de 11 millions d’euros.

Le PGIRE vise simultanément à accroître les usages productifs de l’eau et à permettre la croissance macro-économique tout en sauvegardant la santé et les moyens de subsistance des communautés vulnérables dans le bassin du fleuve.

 

  • Objectifs du PGIRE II

-   Objectif de développement : Appuyer le développement des usages de l’eau dans le bassin du fleuve Sénégal de manière concertée entre les pays membres de l’OMVS ;

-   Objectif environnemental : Renforcer les capacités de l’OMVS à prendre en compte le changement climatique dans le développement et la gestion concertés des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal.

 

  • Bénéficiaires du projet

Au total, plus de 4,5 millions de personnes au sein du Bassin du Fleuve Sénégal devront bénéficier directement de ce projet. Il s’agit entre autres de :

  • Plus de 56 200 petits exploitants agricoles et agriculteurs pratiquant une agriculture de subsistance ;
  • 12 000 personnes travaillant dans la pêche artisanale, soit dans la capture de poisson, la transformation ou la vente dont 58% sont des femmes ;
  • 5 000 bénéficiaires du projet et les membres d'association d'usagers de l'eau soutenus pour accroître leur résilience au climat à travers des projets pilotes ;
  • 4 500 000 de personnes vivant dans le bassin du Sénégal bénéficiant de la distribution de MILDA ;
  • 2 100 000 enfants en âge scolaire et 1 000 000 d'adultes traités par an contre les maladies tropicales négligées.

 

  • Composantes du PGIRE II

Le programme s’articule autour des composantes ci-après :

Composante 1 : Développement Institutionnel

Objectif : Renforcer les capacités pour une gestion coopérative, développement institutionnel et mise en œuvre du projet

 

  • Mise à jour du cadre inclusif et renforcement des capacités institutionnelles de l’OMVS ;
  • Modernisation et renforcement des capacités institutionnelles de l’OMVS et des structures rattachées ;
  • Renforcement des capacités de l’OMVS et des structures locales et nationales pour mener les efforts d’adaptation aux changements climatiques
  • Gestion stratégique du projet.

Composante 2 : Développement des Usages à buts multiples de l’eau

Objectif : Promouvoir les activités génératrices de revenus et améliorer les moyens de subsistance pour les populations du bassin

 

  • Développement hydro-agricole et protection des ressources en eau
  • Gestion durable de la pêche et de l’aquaculture ;
  • Réduction de l’incidence des maladies hydriques.

Composante 3 : Gestion et planification des infrastructures

Objectif : Faire progresser la planification des ressources d’eau résilientes au climat et le développement dans la région

 

  • Gestion des barrages et développement de l’hydro-électricité ;
  • Planification pour la résilience climatique ;
  • Développement de la navigation le long du fleuve Sénégal.

TRUST FUND III

Objectif : Renforcer la capacité de l’OMVS et des associations des usages de l’eau à améliorer les conditions environnementales et la qualité de l’eau dans le bassin du fleuve Sénégal

 

  • Gestion durable des terres dans le Haut bassin ;
  • Gestion des plantes aquatiques envahissantes dans le delta ;
  • Appui institutionnel à l’OMVS et aux Agences nationales.

 

  • Zones d’intervention du PGIRE

Guinée 

Préfectures de Mamou, Labé, Dalaba et Tougué ;

 

Mali 

Cercles de Kayes, Bafoulabé et Yélimané ;

 

Mauritanie 

Wilayas du Trarza et du Gorgol

 

Sénégal 

Département de Dagana et de Matam

 

 

  1. Aménagement Hydroagricole et protection des ressources en eau

Objectif Général 

Les activités de cette sous-composante visent à consolider et amplifier les résultats et les acquis du PGIRE I. 

La mise en œuvre de ces activités est confiée aux Agences d’exécution de la phase 1 :

  • la Direction Nationale du Génie Rural (DNGR) en Guinée,
  • l’Agence de Développement Rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS) au Mali,
  • la Société Nationale de Développement Rural (SONADER) en Mauritanie
  • la Société Nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED) au Sénégal

 

Principales activités 

  • Aménagements (réhabilitation des périmètres irrigués rizicoles, mise en valeur des bas-fonds, développement de l’agriculture dans les plaines d’inondation, développement des petits champs irrigués, installation et amélioration des stations de pompage) ;
  • Protection des ressources en eau (stabilisation des pentes et reboisement des berges du fleuve, agroforesterie sur les pentes adjacentes aux zones agricoles des plaines) ;
  • Réhabilitation des axes hydrauliques ;
  • Activités génératrices de revenus ;
  • Renforcement des capacités

 

2. Gestion Durable de la pêche et de l'aquaculture

 

 

 

 

 

Type: 
Programme

Siege de l'omvs

  • Immeuble OMVS, Rocade Fann Bel-air Cerf volant
    B.P 3152 Dakar-Fann (Sénégal)
  • (+221) 33 864 01 63
  • (+221) 33 859 81 82
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