Journées d’échanges OMVS/CNR : Le barrage de Diama, première étape d’une série de visites guidées

Diama, un patelin enclavé situé sur le fleuve Sénégal, à 27 km en amont de la ville de Saint-Louis, est rendu célèbre par un imposant ouvrage de l’OMVS qui porte d’ailleurs le même nom que cette commune rurale : le barrage de Diama. C’est par ce site qu’une délégation de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) a débuté son voyage d’études auprès de l’OMVS.

Il était 10 heures passées de quelques minutes le 06 juin lorsque la délégation de l’OMVS, dirigée par de hauts responsables de l’OMVS, est arrivée sur le site abritant le barrage anti-sel de Diama, en compagnie des hôtes du jour.

La visite a démarré par la présentation de l’ouvrage, sous la houlette du Directeur Général de la Société de gestion et d’exploitation du barrage de Diama (SOGED), Monsieur Demba Ndaw. Elle a permis de comprendre le fonctionnement du barrage d’une manière générale et le rôle crucial de l’écluse de Diama, en particulier. « Le barrage de Diama est un barrage mobile. En période de crue, il s’ouvre pour assurer l’écoulement normal du fleuve et en période d’étiage il se ferme pour empêcher la remontée des eaux salines », a dit Monsieur Ndaw. « L’écluse de navigation de 175 m sur 13 permet le passage des bateaux », a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, grâce à cet ouvrage la remontée du sel n’est plus qu’un vieux souvenir alors qu’auparavant la mer pénétrait jusqu’à deux cent cinquante kilomètres à l’intérieur des terres, les rendant ainsi impropres à la culture. Il permet ainsi l’irrigation en double culture et a fortement contribué à l’amélioration du remplissage du Lac de Guiers (Sénégal) et du Lac de R’kiz (Mauritanie) et de la dépression de l’Aftout-es-Sahel (Mauritanie). Il régularise aussi en partie le cours d’eau pour la navigation.

L’autre point fort de cette journée a été la visite de la prise d’eau de Gorom. En effet, à l’instar du Lampsar, le Gorom est un des chenaux de la partie deltaïque du Fleuve Sénégal avec une longueur de 60 km. Cet ouvrage peut libérer jusqu’à six mille mètre cube d’eau par seconde et permet d’irriguer plus de 120.000 hectares de terres cultivables. Avec le Lampsar, il forme ce qu’on appelle l’axe Gorom-Lampsar qui s’étale sur une longueur de 95 km jusqu’à la réserve en eau potable de Saint-Louis (Réserve de Bango).

La délégation de la CNR par la voix de sa Présidente Directrice Générale, Mme Elisabeth Ayrault, s’est dit satisfaite de ces deux visites, non sans soulever la question de la prolifération du typha (plante aquatique nuisible) qui peut compromettre tous les projets déjà réalisés ou en voie de l’être sur le fleuve Sénégal.

Dans l’après-midi, la délégation a été reçue par la Première adjointe au Maire de Saint-Louis, Madame Aida Mbaye Dieng. Au cours des discussions, les différents partenariats entre la ville de Saint-Louis et certaines villes de France comme Lille ou encore Toulouse ont été revisités. Madame Dieng n’a pas manqué de souligner également les dégâts environnementaux qui sont en train d’être causés par le Typha et a, dans la foulée, proposé la valorisation de cette plante qui peut jouer un rôle important en matière d’énergie biodégradable.

La Compagnie Nationale du Rhône exploite et aménage le fleuve Rhône dans le cadre des trois missions qui lui ont été confiées par l’Etat français : produire de l’électricité, développer la navigation fluviale et irriguer les terres agricoles environnantes. Cela va sans dire que cette Compagnie exerce les mêmes missions de service public que celles qui sont dévolues à l’OMVS. Dès lors, leur partenariat déjà ancien se comprend aisément.

 

 

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