Agriculture irriguée

Dans le bassin du fleuve Sénégal les populations pratiquent trois types d’agriculture :

L’agriculture sous pluie : dans le Haut-Bassin elle représente une importante activité pour la subsistance des populations qui mènent généralement une culture itinérante. La pluviométrie assez bonne (1400 mm à 600 mm par an) et les terres en majorité fertiles. Par contre dans la vallée et le delta, cette activité est moins importante et donne un rendement généralement faible parce que les sols sont relativement pauvres et les hauteurs de pluie dépassent rarement 500 mm par an. Les variétés cultivées sont essentiellement vivrières (petit mil, maïs, sorgho, pastèques).

L’agriculture irriguée : avec la régularisation du régime hydrologique portant le débit minimum à 300 m3/s à BAKEL et compte tenu des réservoirs constitués par les barrages de MANANTALI, de DIAMA, des lacs de GUIERS et RKIZ, il est possible d’envisager l’aménagement et la mise en valeur du potentiel irrigable d’une superficie maximale de 375 000 ha (soit 3 fois plus que les superficies actuellement aménagées) comme l’envisage l’OMVS dans son programme de développement intégré du Bassin.

L’agriculture de décrue : est également un type d’agriculture traditionnelle très importante dans la vallée et le delta du fleuve Sénégal. Vers la fin de la saison des pluies (août – septembre), la crue du fleuve inonde les larges plaines alluviales et bas-fond qui sont ainsi cultivés au fur et à mesure que les eaux se retirent. Pour la période de 1946 – 1971 (juste avant la création de l’OMVS), la moyenne des surfaces inondées a été estimée à 312 000 ha de part et d’autre du fleuve et celle des surfaces cultivées à 108 000 ha, dont 65000 ha pour la rive sénégalaise (OMVS-IRD, 1999). Il faut cependant souligner que ce type de production a vite atteint ses limites et a même disparu durant les années de sécheresse (années 70) puisqu’il est fortement tributaire de la pluviométrie et/ou de la crue du fleuve. C’est d’ailleurs pour faire revivre cette importante activité que l’OMVS simule la crue par des lâchers au niveau du barrage de MANANTALI permettant ainsi aux populations de s’adonner à nouveau aux cultures de décrue traditionnelles. Cette culture de décrue est un élément important du système de production des populations, non seulement à cause de son emplacement à proximité des villages, ce qui permet la participation active des femmes, mais aussi et surtout à cause de la grande variété des espèces cultivées: maïs, aubergine, potirons, tomates, hibiscus (BISSAP), sorgho, riz, pastèques et autres produits maraîchers locaux. Aussi les tiges de maïs et haricots forment une source précieuse d’aliments pour les petits ruminants (moutons et chèvres).

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