6ème réunion du Comité Régional de Pilotage du PGIRE : un tournant décisif pour la réalisation des derniers ouvrages du projet

A un peu plus d'un an de la fin du Projet de gestion intégrée des ressources en eau (PGIRE), une enveloppe financière de 39 milliards de francs CFA a été mobilisée par l’OMVS pour financer les derniers travaux d'exécution de la deuxième phase du PGIRE. Cette déclaration a été faite par le Haut-commissaire de l'OMVS, monsieur Hamed Diane Semega qui présidait ce mercredi la sixième réunion du Comité Régional de Pilotage dudit projet.

Prévue pour une durée de 7 ans, la deuxième phase du PGIRE poursuivra l’objectif de développement spécifique, consistant à améliorer la gestion coordonnée des ressources en eau pour le développement social, environnemental et économique durables dans le bassin du fleuve Sénégal. 

Le PGIRE, exécuté au niveau régional par le Haut-commissariat de l’OMVS et au niveau national par les agences d’exécution, a enregistré un taux global de décaissement de 59,65% sur les fonds de la Banque mondiale (IDA), 47,37% sur les fonds FEM et 51,64% sur les fonds Trust Fund 3 à la date du 10 Octobre 2019, a dit M. Semega.

Le taux d’exécution financière est de l’ordre de 63,34% à la même date et les prévisions au 31 décembre 2019 sont estimées à 84%, ajoute-t-il.

Le PGIRE compte aussi plusieurs réalisations à son actif. C’est le cas notamment de l’étude portant sur la révision de la clé de répartition des coûts et charges, la mise en place des équipements et infrastructures connexes de conservation et de transformation des produits agricoles (moulins, plateformes multifonctionnelles, salle de coupe des produits, salle de stockage et case de conservation) dans les cercles de Kayes, Bafoulabé et Yélimané, la distribution de près de 4 millions de moustiquaires MILDA dans les quatre Etats permettant ainsi à l’OMVS de contribuer de manière significative à la couverture universelle pour la prévention contre le paludisme dans le bassin du fleuve Sénégal.

Il y a aussi qu’une "quarantaine de cadres" du système OMVS et d’autres structures des quatre Etats ont bénéficié d’une formation e-learning sur la prise en charge des changements climatiques dans les politiques et les stratégies nationales et régionales de gestion de l’eau et des zones humides.

Le volet hydroagricole reste cependant "le plus important en volume de travail et en financement dans le but de créer un effet d’entrainement sur le reste de l’économie", a fait valoir le Haut-commissaire de l’OMVS. 

Au regard des perspectives affichées, il est attendu la finalisation de l’essentiel des activités du projet au plus tard en fin décembre 2020, a-t-il poursuivi. 

Il s’agit notamment de la mise en place effective de la plateforme collaborative entre le Haut-commissariat, les cellules nationales et les sociétés de gestion, la réalisation effective des aménagements et les réhabilitations prévues pour le compte du volet portant sur les aménagements hydro-agricoles.

"J’exhorte l’ensemble des parties concernées à assurer toute la diligence requise pour mener à bien les activités retenues pour que des actions concrètes soient réalisées au bénéfice des populations du Bassin du fleuve Sénégal", a indiqué M. Semega. 

Pour rappel, le PGIRE est un programme multisectoriel et régional débuté en juin 2014 en vue d’améliorer de façon durable les conditions de vie des populations du bassin du fleuve Sénégal.

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