14 ans de coopération entre l'OMVS et le Royaume des Pays Bas

La coopération entre l'Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal) et le Royaume des Pays Bas est ancienne. Elle vient de franchir un nouveau cap avec la signature de la déclaration de Dakar et du plan d'action 2019-2020 par le Haut-commissaire Sémega et le Dijkgraaf Mathieu Gremmen de l’institution WSRL (WaterschapRivierland). M. Fawzi Bedredine, ingénieur et coordonnateur adjoint du Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et de Développement des usages à buts multiples (PGIRE), revient dans cet entretien sur la nature du partenariat OMVS / WaterschapRivierland, les résultats issus de ce partenariat ainsi que la situation du bassin face à la prolifération des végétaux aquatiques comme le typha.

Une délégation du Royaume des pays Bas est en visite à l’OMVS. Quels sont les objectifs de cette mission ?  

C’est une des missions de supervision qu’ils font régulièrement dans le cadre de la coopération que nous avons avec eux. C’est une mission de supervision qu’ils font tous les ans pour voir l’état d’avancement des activités et surtout quelle est l’impression des usagers sur le terrain par rapport à la coopération avec les Pays Bas.

Quels sont les grands axes du partenariat OMVS /  WaterschapRivierland ?

Le partenariat OMVS/WaterchapRivierenland (WSRL) a commencé en 2005. On avait démarré la coopération autour de la lutte contre les végétaux aquatiques. A l’époque, nous cherchions un partenaire pour nous assister dans cette lutte qui est très difficile, très compliquée et très couteuse. Et c’est grâce à l’ambassade des Pays Bas qu’on a pu entrer en contact avec cette institution qu’est WaterchapRivierenland et qui fait le même travail que l’OMVS au niveau d’une région des Pays Bas. WSRL S’est beaucoup intéressé à la problématique des végétaux aquatiques et ils nous ont vraiment apporté leur soutien surtout pour la mise en place des organisations d’usagers afin que ce fléau soit contrôlé et ne soit plus une contrainte sur les activités socio- économiques des populations dans la basse vallée et le delta.

Quels sont les principaux résultats issus de ce partenariat ?

Grace à ce partenariat nous avons déjà mobilisé un certain nombre de financements, nous sommes actuellement à la troisième phase. Pour les deux premières phases nous avons mobilisé à peu près 10 millions d’Euros par phase et la  troisième phase c’est 15 millions d’Euros et il est important de préciser que ce n’est pas  des prêts ce sont des dons que le royaume des Pays Bas fait à l’OMVS. Ces dons ont vraiment permis d’assoir et d’intensifier la lutte contre les végétaux aquatiques mais aussi de mettre en place des équipements d’eau potable dans le cadre de la lutte contre les maladies hydriques, de lutter dans le haut bassin contre les problématiques environnementales qui sont d’un autre niveau à savoir la dégradation des sols et des berges. Nous avons fait des actions de stabilisation des berges pour lutter contre l’érosion du sol et surtout le point le plus important c’est l’organisation des usagers.  Le fil rouge de tous les financements des Pays Bas c’est de faire en sorte que les usagers soient bien organisés pour prendre en charge eux-mêmes les problématiques auxquelles ils font face. Voilà pourquoi on retrouve ces organisations d’usagers un peu partout dans le bassin.

Quelle est la situation du bassin face à la prolifération des végétaux aquatiques comme le typha ?

Nous sommes en train actuellement de faire la situation dans le cadre du TF3. C’est vrai qu’avant elle était catastrophique après la mise en œuvre des barrages. Au début des années 2000 nous avons dressé un bilan catastrophique de l’invasion de ces végétaux. C’est suite à cela d’ailleurs que l’OMVS a été mandaté par son Conseil des Ministres pour trouver une solution et depuis beaucoup de travaux ont été faits. Nous sommes entrain de faire une évaluation de la situation et d’ici quelques mois nous aurons les résultats. Mais nous pouvons quand même dire que la prolifération des végétaux a reculé. Cependant il y’a des zones ou aucune action n’a été faite, c’est des zones ou le typha n’est pas une gêne pour les activités socio-économiques. Le typha, il faut le dire, c’est une plante autochtone, ce n’est pas une plante étrangère qu’on peut éradiquer définitivement. Sur les axes hydrauliques, la situation est mitigée par exemple sur la rive gauche la situation est plus ou moins maitrisée la SAED fait un excellent travail d’entretien et de maintenance. Sur la rive droite, on peut mieux faire car, il y a moins d’investissements mais en tout cas les actions sont là et les associations sont organisées et je pense que les différents acteurs ont plus conscience maintenant de la gravité de la situation et sont plus qualifiés et outillés pour lutter contre ces végétaux.

 

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